Le Salvador | Pays des volcans, des cascades et du café

Le Salvador | Pays des volcans, des cascades et du café

 

Et si vous partiez découvrir le Salvador ? Ce pays encore méconnu des voyageurs, qui sort de doucement de l’ombre, mérite un détour et votre attention. Retour sur mon expérience en territoire inconnu.

 

 

Envie d’originalité, d’authenticité et de pays encore éloignés du tourisme de masse ? Je vous présente le Salvador à ne pas confondre avec Salvador do Bahia situé au Brésil.

Je vous invite d’ailleurs à consulter notre article sur le guide pratique du Salvador pour bien préparer votre voyage

 

| PRÉSENTATION DU SALVADOR

Bienvenu au Salvador. Un petit pays oublié de tous, mais tellement magnifique. Le Salvador est le plus petit pays d’Amérique central et le plus densément peuplé, coincé entre le Pacifique, le Guatemala à l’ouest et le Honduras au nord. Théâtre d’une guerre civile sanglante pendant 12 ans, le Salvador est aujourd’hui une république parlementaire stable. Ouvert au tourisme depuis moins longtemps que ses voisins, le Salvador se fait doucement sa place au milieu des géants voisins. Si la côte Pacifique est de plus en plus prisée par les surfeurs venus du monde entier et propice au tourisme balnéaire, l’intérieur des terres modelé par les nombreux volcans, offre de nombreuses possibilités d’aventures.

Des plages et des îles sauvages, de ravissants villages coloniaux typiques, des plantations de café dans la brume, la route des fleurs,  un site maya classé par l’Unesco, l’immense Lac Coatepeque, un pays riche en histoire, une pléiade de volcans, le Salvador devrait vous séduire à coups surs.

J’ai découvert ce pays en 2011, lors de notre voyage de 6 mois en Amérique Centrale. J’arrivais du Guatemala, les Mexicains et autres locaux me déconseillaient fortement de visiter le Salvador en raison des affrontements entre gangs qui surgissaient quasi tous les jours. Je vous en parle dans le paragraphe plus bas. Assez têtue, j’avais tout de même envie de m’y rendre et je n’ai pas regretté mon choix.

Mon expérience au Salvador est un peu particulière car j’ai été invitée à séjourner chez une amie,, une quinzaine de jours dans une villa paradisiaque au bord du Lac Coatepeque, dans le nord du pays, point de départ de mes nombreuses excursions. Autant vous dire que c’était l’occasion de profiter du petit bateau qui était mis à disposition pour nous sur le lac, de profiter des activités nautiques, de jouir d’une vue imprenable sur le volcan Santa Ana, de recharger les batteries et de cuisiner les produits locaux. C’est ici, en compagnie d’une salvadorienne attachante,  que j’ai appris à réaliser le meilleur ceviche que j’ai goûté de tous mes voyages en Amérique Latine.

 

Pourvu d’un des meilleurs réseaux routiers d’Amérique latine et d’une petite superficie, le Salvador est très facile à visiter car les transports en bus fonctionnent bien. Ce sont des bus américains repeints en couleurs mais pas toujours confortables pour les longs trajets de quelques heures. On appelle ça d’ailleurs les « Chicken bus » car on est tout serré à l’intérieur ! La capitale, San Salvador a pour cadre un spectaculaire paysage volcanique, et accueille de nombreux musées et le Théâtre national. Depuis la capitale, les possibilités sont nombreuses pour sillonner le pays. Vous êtes à 30 minutes de route de la plage et 20 minutes de route des volcans les plus proches.

 

 

| Si vous voulez voir à quoi ressemble l’ambiance des bus locaux !

 

 

| QUE VOIR AU SALVADOR

 

  • Le parc national des volcans

Le Salvador est un pays très luxuriant qui ne compte pas moins de 25 volcans éteints, quelques lacs clairs, autrefois cratères (lacs Santa Ana, llopango, Güija) et un important réseau de rivières. Le plus haut volcan, le Santa Ana également appelé Ilamatepec, culmine à 2 381 mètres. Le Parc national du Cerro Verde, au sud de Santa Ana, offre des points de vue extraordinaires sur le volcan Izalco, le plus jeune du pays mais aussi l’emblème du pays ainsi que le lac de Coatepeque. Ce dernier, d’un bleu pur, est un immense cratère au pied du volcan Santa Ana et je pouvais l’admirer tous les jours! C’est un endroit parfait pour les amateurs de randonnées et de beaux paysages.

Nous avons décidé de grimper le plus jeune volcan du pays, Izalco. Il gagne le surnom de « phare du Pacifique » car les marins pouvaient le voir de très loin. Il est aujourd’hui l’une des icônes du Salvador. Le volcan n’est pas très haut, 650 mètres de hauteur mais la montée n’est vraiment pas facile. Le volcan est exposé en plein soleil, et il faut grimper un des flancs sous une chaleur écrasante. Vous vous enfoncez alors dans des roches volcaniques et des cailloux, vous glissez, vous avancez dans du sable, vous reculez de 10 mètres et vous peinez à monter! A ce moment la, j’avais juste envie de hurler et de tout arrêter ! Mais croyez moi, la récompense en haut du cratère est incroyable : effluves de souffre qui surgissent du cratère, une vue imprenable sur le Cerro verde, les étendues vertes du Salvador et l’Océan Pacifique. Un pur moment de bonheur!

 

 

  • La route des fleurs, villages de charme et artisanat

Cette route sinueuse de montagne qui relie Sonsonate à Ahuachapán, est surnommée la Route des Fleurs. La « Ruta de Las Flores » comme on dit en espagnol, est une route sinueuse traversant des plantations de café, des forêts tropicales avec de nombreuses chutes d’eaux, des marchés locaux, des villages de charmes et réputés pour leur artisanat comme la fabrique du bleu d’indigo ou de hamacs. Durant 36 kilomètres, nous avons traversé le cœur du pays où s’entrelaçaient, cascades, plantations de café, fincas (terme désigné pour nommer les ranchs d’Amérique Latine) et charmants petits villages. C’est en mai que cet itinéraire est le plus somptueux lorsque les fleurs blanches des caféiers recouvrent les paysages environnants.

Juayúa est une petite ville entourée de collines qui propose tous les weekends, un festival dédié à la gastronomie. L’animation dans la ville bat son plein. La place centrale, le zocalo, est noire de monde car Juayúa est un rendez-vous apprécié des Salvadoriens qui viennent ici en famille ou entre amis. On y a trouvé une diversité de plats sur une multitude de stands, c’était hyper convivial et authentique. Les locaux adoraient discuter avec nous et échanger sur nos cultures.

La région offre aussi des balades pour découvrir les 7 cascades naturelles dont Los Chorros de la Calera, une sortie parfaite à la journée pour marcher, pique-niquer et se baigner avec les locaux. Ataco, est quant à lui mon petit coeur, un petit village extrêmement mignon avec toutes ces fresques murales aux couleurs vives. Ahuachapan est quant à elle, le point de départ pour aller observer l’activité géothermique des environs dans un cadre magnifique. Vous y verrez des fumeroles qui s’échappent de bassins à la boue thérapeutique. Vous terminerez votre journée par un bain reposant dans les sources d’eaux chaudes de Santa Teresa.

 

 

  • Le Lac Coatepeque

Le lac de Coatepeque est un lac de cratère qui se trouve dans la caldera d’un volcan qui a explosé il y a des dizaines de milliers d’années. Le lac fait partie de la réserve de biosphère d’Apaneca-Llamatepec, reconnue par l’Unesco en 2007. A 745 mètres d’altitude et entouré par la végétation qui a recouvert le cratère du volcan, le lac de Coatepeque est très apprécié des voyageurs et des locaux. Plusieurs activités y sont possibles comme  la plongée, la voile, jet ski, baignade, du canoë, bateau à moteur et autres activités aquatiques. Vous pouvez aussi simplement vous rafraichir et déjeuner au bord de l’eau.

Il est assez bien situé car vous pourrez découvrir dans les environs, la très jolie ville de Santa Ana mais aussi le parc national des volcans (Izalco, Cerro Verde et Santa Ana) et la route archéologique, de San Andres à Tazumal.

 

 

  • Les ruines du pays

Si vous êtes férus d’histoire, les vestiges particulièrement bien conservés du pays vous intéresseront sûrement. Le Salvador est réputé pour ses ruines mayas comme celles de Tazumal, les plus importantes du pays mais aussi un temple au passé sanglant, dont l’origine du mot signifie « l’endroit où les victimes ont été brûlées » . Afin d’honorer les rites religieux, des sacrifices humaines étaient réalisés au sommet. Une expérience inoubliable pour le visiteur qui pénètre dans le monde de la pyramide sacrée. L’héritage maya est assez présent au Salvador, d’abord par la langue kekchi encore parlée par certains amérindiens mais aussi par plusieurs sites à San Andrés, Casa Blanca et Joya de Cerén, considéré comme le Pompéi d’Amérique.

Le site de San Andrès, pas loin de Coatepeque était désert et surprenant (pas un visiteur à l’horizon), car les pyramides étaient recouvertes de mousses et de gazons et n’ont plus été entretenues avec le temps!

Prenez donc le temps de faire le tour de ces ruines et d’admirer le contraste des couleurs grâce à la verdure environnante et omniprésente qui renforce la beauté de ces sites.

 

 

  • Les plages de sable noir

Direction la côte Pacifique de la Libertad, en passant par playa El Tunco et Playa Sunzal pour découvrir les spots de surf pour débutants et confirmés, connus mondialement et réputés pour leur ambiance décontractée. Si vous cherchez une jolie adresse pour déjeuner avec une vue magnifique, rendez-vous au restaurant Erika installé en face de la mer, la cuisine y est délicieuse.

Ici, les plages sont grandes et de sable noir. Même si vous ne surfez pas, la côte offre de jolies promenades ainsi que de beaux panoramas pour les couchers de soleil. Vous trouverez également des hôtels sympathiques pour vous relaxer quelques jours. Faites très attention aux courants et à la violence des vagues sur la côte Pacifique.

 

 

Je ne vous ai pas cité tous les sites et attractions du pays mais vous l’aurez compris, le Salvador possède de très belles villes à l’architecture coloniale, des cascades naturelles, des chemins de randonnées pour les amateurs de trekking, des villages de charme et colorés et une authenticité absolue.

Pour avoir sillonné le pays en long, en large et en travers, ce qui m’a frappé le long des routes du pays, ce sont ces montagnes d’ordures déversées sur chaque côté de la route et flottants dans les arbres: poubelles, meubles, voitures et parfois cadavre de cheval ! C’est assez dégoutant je vous l’accorde mais malheureusement les locaux ne prennent pas encore conscience de l’impact sur l’environnement et ne sont pas éduqués pour trier leurs déchets. C’est d’ailleurs le seul pays du continent qui ne possède pas de loi sur l’environnement. Peut être que depuis des années, certaines choses ont changé mais c’est à vérifier.

 

 

| LES SPÉCIALITÉS DU SALVADOR

J’ai été enchantée de me promener sur la route des fleurs car vous êtes coupés du monde, c’est un vrai bol d’air que vous respirez ! Vous profitez de chaque instant en admirant la beauté des paysages, vous rencontrez les locaux et vous dégustez les nombreux produits du terroir. C’est au Salvador que j’ai aussi appris à cuisiner le meilleur ceviche que j’ai goûté de tous mes voyages en Amérique Latine. Je remercie la Salvadorienne qui a eu la patience de tout me montrer. Grâce à sa localisation le long du littoral, le Salvador regorge de fruits de mer, dont des langoustes qui sont très réputées et des fruits tropicaux savoureux mais pas que. Voici quelques spécialités à ne pas manquer lors de votre voyage:

  • Le casamiento : mélange de riz et de haricots
  • Les pupusas : On trouve des pupuserías un peu partout dans le pays. Les pupusas sont des galettes de maïs garnies avec du fromage, des haricots ou de la viande
  • Les elotes: des épis de mais chauds, saupoudrés de mayonnaise; ketchup et du piment, un vrai délice
  • Le ceviche : poisson macéré dans du citron avec des oignons, du piment vert et de la coriandre
  • La chica : boisson à base de maïs fermenté avec du sucre brun

 

 

| POURQUOI DÉCOUVRIR LE SALVADOR

Il faut découvrir le Salvador tant qu’il est encore temps et que ce n’est pas un pays touché par le tourisme de masse ! Il faut compter au moins 10 jours pour découvrir les splendeurs de ce pays et vous apprécierez ses côtes, sa faune et sa flore. 

Le pays compte 320 kilomètres de côte pacifique où les plages sont désertes mais le littoral du Salvador accueille de belles mangroves. Sur les plages de l’Ouest du pays, le sable est noir (volcanique) et la mer est agitée en permanence, ce qui fait le bonheur des surfeurs à la recherche de vagues et de spots peu fréquentés comme sur la zone de La Libertad, la côte la plus proche de San Salvador.

Vous irez à la recherche du symbole patriotique national du Salvador, un oiseau au plumage d’un bleu turquoise, vert et oraangé, appelé Torogoz, Talapo ou Guardabarranco dans la région et le Nicaragua.

Les parcs nationaux du Salvador abritent de nombreuses espèces identiques que le Costa Rica: les singes-araignées, les pumas, les toucans, les daims blancs, loutres ou les quetzals (oiseaux sacrés pour les Mayas et les Aztèques) ainsi que des milliers d’espèces de papillons multicolores, que vous pouvez observer depuis le village de Metapan à proximité de la forêt du Parc national de Monte Cristo. La végétation se compose d’espèces tropicales comme les mangroves, les palmiers, les cocotiers, les agaves ainsi que de nombreuses espèces végétales telles que les fougères, les champignons, les chênes… Si vous avez le temps, faites une halte dans le plus grand parc national du Salvador, le Parc national de l’imposible, dans le département d’Ahuachapan et classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Son nom, « l’Impossible » fait référence à la difficulté à le parcourir par les fermiers et muletiers qui transportaient le café. Il abrite aujourd’hui, 500 espèces de plantes, plus de 100 espèces de mammifères, 53 amphibiens et reptiles, 285 d’oiseaux et plus de 5 000 espèces de papillons.

Le Salvador n’a cependant pas de flore endémique particulière, suite aux nombreuses campagnes de déforestation qui ont été mises en oeuvre pour favoriser la culture du café, de la canne à sucre, des céréales ou du coton.

J’ai vraiment adoré la gentillesse de la population qui pour la petite anecdote, a été très étonnée de voir que leur pays apparaissant dans un guide de voyage ! Les Salvadoriens fiers de leur pays et contents de partager leurs connaissances avec vous. Cela rendra votre voyage d’autant plus agréable. En 3 phrases, voila pourquoi j’ai beaucoup aimé le Salvador:

  • Le Salvador est le paradis des surfeurs avec ses nombreux spots et ses longues plages de sable noir
  • Les paysages du Salvador sont d’une grande variété : plages, sites archéologiques, cascades, petits villages typiques et volcans
  • L’hospitalité des locaux qui ne se perd pas ici

 

 

| SÉCURITÉ DANS LE PAYS

Le Salvador est longtemps resté dans le haut du classement des pays les plus dangereux du monde et la prudence reste encore de mise. A l’époque où j’y étais, le climat était assez tendu je ne vais pas vous mentir ! La nuit avant notre arrivée dans la très belle maison au bord du lac, la voisine et ses enfants s’étaient fait kidnappés dans leur maison et bâillonnés quelques heures dans le but d’obtenir de l’argent ! Des reportages récents comme enquête exclusive n’ont pas aidé à mettre en valeur ce beau pays. Effectivement, les gangs de la MS-13 et le 18th Street s’affrontent encore entre eux notamment dans la capitale mais je n’ai jamais entendu d’histoires concernant les touristes étrangers visitant le pays. Année après année, la violence liée aux règlements de compte entre gangs diminue et le pays commence à surtout se faire connaitre pour ses magnifiques paysages et la chaleur de l’accueil de sa population.

Pendant mon voyage, je n’ai pas eu ce sentiment d’insécurité, si ce n’est que dans les rues, les sites touristiques ou dans les bus, vous voyez souvent des militaires armés avec des fusils ! En même temps, après quelques mois de traversée en Amérique Centrale, on s’y habitue vite et je dirai même que c’est plutôt rassurant. Pour les touristes, les risques sont nettement moindres, d’autant que la police touristique a pris l’initiative de sécuriser certains des sites les plus importants.

Les Salvadoriens n’ont pas peur de la mort et sont des gens très croyants. Ici, la devise est inscrite un peu partout, notamment dans les transports:  « Dieu, Union et liberté » ainsi que « Dios adelante y yo al volante »  ce qui signifie dieu devant et moi au volant, rassurant non ?

Si je devais vous donner un conseil, ne restez pas longtemps dans la capitale San Salvador, (nous, on ne l’a pas du tout visité), qui fait partie des 50 villes les plus violentes du monde. Eviter les zones trop reculées, ainsi que les quartiers plus sensibles. Soyez vigilant lorsque vous sortez et n’exhibez pas toutes vos pièces de valeur. Ne vous baladez pas seul le soir, n’attirez pas les regards et soyez tout de même méfiants. Ce sont des précautions à prendre dans tous les pays d’Amérique Latine

 

 

 

 

Le Salvador reste un petit pays qui peut se visiter seul entre 10 à 15 jours sur place, ou bien se combiner avec le Honduras ou le Belize pour la partie snorkeling et plongée par exemple. Notez qu’en tant que créatrice de voyages sur mesure agrée, je vous propose de vous accompagner dans la création de votre voyage sur mesure au Salavdor et de vous faire un itinéraire personnalisé et adapté à vos envies. Pour cela, veuillez m’envoyez un email à : contact@mademoiselle-voyage.fr

Nous mettons à disposition un chauffeur et une voiture pour vos déplacements ainsi qu’un guide francophone ou hispanophone. Nos clients sont toujours enchantés de leur expérience au Salvador et nous remercient de leur avoir concocté un voyage hors des sentiers battus.

 

 

 

 

 

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